Colloque 20-21 octobre 2008, Université d'Amsterdam en collaboration avec la Maison Descartes
Invité d'Honneur :

Luis de Miranda : écrivain
Luis de Miranda est un romancier, essayiste et éditeur de langue française, né au Portugal en 1971. Il vit depuis son enfance à Paris (avec une parenthèse à New York, où il a écrit son premier roman en 1994-95). À la faveur de l'expérience Arsenal du Midi (l'une des deux signatures-anagrammes de l'auteur, avec Animal du Désir), un laboratoire d'écriture mené sur le site du même nom de 2004 à 2007, il a rassemblé son projet littéraire et philosophique sous le terme de créalisme. Pour lui, le créalisme est une politique du Réel en tant que co-création en devenir (l'être comme "Créel"), où le sujet actif occupe une place centrale, où l'imagination, la passion, la volonté, l'art, le désir, redéfinissent sans cesse, au présent et en acte, les conditions de possibilité d'une vie désaliénée, voire d'une mutation continue, démultipliée et plus ou moins latente de la société. Le créalisme, également né de travaux menés par Luis de Miranda à l'université de Paris-I en 2003 et 2007, sur Lacan, Marx, Deleuze et Heidegger, pose le primat de la créativité au coeur de l'être, et loin d'être agencé aux seules disciplines artistiques, il concerne la dynamique d'extension des territoires vivants, une éthique aventureuse, une praxis éprouvable et collective de la singularité. Sous cette acception, le Créel est un tissu vif d'interrelations, tandis que le Réel est son compost.
Lire "Le Manifeste du créalisme": http://arsenaldumidi.hautetfort.com/

Séance plénière :
Ruth Amar, Université d’Haïfa : "Chacun de nous est un désert": solitudes multiples au vingtième siècle
Maître de conférences à l'Université de Haïfa et spécialiste du roman du XXe siècle et de l'extrême contemporain. Elle est l'auteur de deux ouvrages: Les structures de la solitude dans l’œuvre de J.M.G. Le Clézio (Publisud, 2004) et Tahar Ben Jelloun: Les stratégies narratives (Edwin Mellen Press, 2005). De même, elle a publié  une vingtaine d'articles sur Tahar Ben Jelloun, J.M.G. Le Clézio, Michel Tournier, Patrick Modiano, Jean Echenoz, Sylvie Germain, Andrée Chédid, Olivier Rolin, Jean-Philippe Toussaint, Michel Houellebecq, Jacqueline Harpmans.


Participants

Sabrinelle Bedrane, Université Paris III : « Solitude presque définitive des personnages volodiniens »

Isabelle Bernard-Rabadi, Université Al-Albayt (Jordanie) : « Étude transversale des oeuvres narratives marquantes de la dernière décennie »

Olivier Bessard-Banquy, Université Bordeaux : « Cafard, flip, etc. »

Elisa Bricco, Université de Gênes, : "La solitude et l’isolement chez les romancières d’aujourd’hui"

Katharina Chrostek, Université de Siegen : "Solitude Houellebecqienne.
La sexualité comme séismographe du « malaise existentiel »"

Murielle Lucie Clément,  Université d’Amsterdam : « La Bataille de Stalingrad: le malaise commun de Jonathan Littell et Andreï Makine »

Anna Cucchiella,
Université La Sapeinza de Rome : « Le “lieu commun” de la solitude dans les romans de Marie Darrieussecq et Virginie Despentes »

Petr Dytrt,
Université Masaryk,  « Héros, antihéros ou pseudohéros : les protagonistes de Jean Echenoz face au malaise existentiel »

Youssef Ferdjani, « Le malaise existentiel selon Michel Houellebecq : se débarrasser de l’être humain pour sauver l’humanité »

Valeria Gramigna, Université de Bari (Italie) : « Rebâtir le corps. Geneviève Vincent, Yannick Haenel, Patrick Grainville »

Marianne Halloran, Louisiana State University : « Itinéraires identitaires, malaise existentiel et démarche autofictionnelle dans l’œuvre de Vassilis Alexakis »

Maryline Heck, Université Bordeaux 3 : « La solitude blanche des héros modianesques »

Mervi Helkkula, Université d’Helsinki : « Voyages vers le vide. Le malaise de l’individu contemporain dans l’œuvre de Jean Echenoz »

Sabine Hillen, Université Anvers/Namur : « Corps militaires, corps informes : le malaise de l’anéantissement »

Yaël Hirsch, Sciences politiques à l’IEP de Paris : « Les anti-héros sympathiques de Nicolas Fargues »

Antoine Jurga, Université du Mont-Houy, Valenciennes : "Retour sur l’expérience de la déchirure " 

Mike Kouakou, Université Lille III : « Serges Joncour : une écriture (ou une poétique) du mal-être et de crise existentielle »

Sabine Kraeker,
Université d’Helsinki, La rupture amoureuse dans le roman contemporain à travers l'exemple d’Aurélie Filippetti (Un homme dans la poche), Virgine Cadet ( L'illusioniste) et Camille Laurens (Ni toi ni moi)

Natália Laranjinha, Université Dom Afonso III (Portugal) : "En vie ou la dé-liaison d’Eugène Savitzkaya"

Thierry Laurent, Université Paris III : "La solitude des personnages de Patrick Modiano"

Sylvie Loignon, Université de Caen : " « Je suis une nuit noire, une bordure de falaise » (sur Olivier Adam)

Gleya Maatallah, Université de Manouba, Tunisie : « Mal d’être et écriture brisée  dans l’oeuvre d’Annie Ernaux »

Marie-Anne Macé, Université de Bretagne Sud (Lorient) : « Pedigree de Patrick Modiano ou les solitudes antérieures »

Karin Mantel, Université Martin Luther de Halle / Saale : "Sortir de l'isolement par la création d'une nouvelle généalogie : le monde romanesque de Marie  Redonnet"

Josée Marcotte, Université Laval : « Représentation d’un éclatement et éclatement de la représentation dans Du virtuel à la romance de Pierre Yergeau : la retraite féconde de Charles Hoffen »

Frédéric Martin-Achard, Université de Genève : "« Un peu sommaire la solitude pour dire tout ça qui a dû se passer dans sa tête » : isolement et mutisme dans Loin d’eux de Laurent Mauvignier."

Julien Meagher, Université de Western Ontario, « L’après-vie dans le roman français de l’extrême contemporain »

Yann Mevel, Université du Tohoku, Sendai, Japon : "Oh tout finir ? Sur le motif de la disparition dans le roman français de l'extrême contemporain"

Antonio Muñoz Ballesta,
Espagne :  "Tocqueville, une fontaine commune de la connexion entre Gilles Lipovetsky et Michel Houellebecq"

Boussif Ouasti, Université de Tétouan (Maroc) : "L’être contre le néant : les effets de la solitude dans  En nous la vie des morts de Lorette Nobécourt (2006)"

Edith Perry, Université Paris X : « Les errances de la solitude dans l’œuvre de Sylvie Germain »

Josée Marcotte, Université Laval : « Représentation d’un éclatement et éclatement de la représentation dans Du virtuel à la romance de Pierre Yergeau : la retraite féconde de Charles Hoffen »

Claude-Pierre Perez, Université de Provence : « Du personnage hypermoderne, de son malaise en général et du téléphone en particulier »

Valéria Pery Borissov, Université Bar Ilan, Israel : « L’absence d’enfants dans l’œuvre de Milan Kundera comme signe de l’auto-isolement de l’exilé »

Julia Pröll,
Université d’Innsbruck (Autriche) : "L’imaginaire de la maladie chez l’écrivain exilé : Traversées de crises salutaires ? L’exemple de Linda Lê"

Jolanta Rachwalska von Rejchwald, Université Marie Curie-Sklodowska de Lublin (Pologne) : « Esthétique du discontinu. L’expression du malaise existentiel dans Journal du dehors et  La vie extérieure d’Annie Ernaux» 
                                                      

Emmanuelle Radar, Université d’Amsterdam : « Le roman d’aventure exotique et son héros “Seul. En dictature”. Un genre revisité par Ono-dit-Biot dans Birmane (2007) »

Christophe Reig, Université de Perpignan : « Les Qui perd gagne de Christian Oster »

Matthieu Rémy, Université Nancy 2 : « Jean-Patrick Manchette : le malaise existentiel de l’homme moderne à l’ère consumériste »

Marina Salles, Université de Poitiers : « Adolescence et hypermodernité dans quelques textes de J.M.G. Le Clézio »

Rita Løvseth Sandnes, Université d’Oslo : «  La solitude des personnages houellebecqiens »

Karin Schwerdtner, Université Western Ontario : « De la solitude, de la difficulté d’être, et de l’endurance. Chawaf, Ernaux, Bouraoui »

Seyed Djamal Mousssavi Shirazi, Université Shahid Chamran : « L'égarement de l'homme postmoderne dans les romans de Sylvie Germain »

Elisabetta Sibilio, Université de Cassino (Italie) : "« Malaise existentiel » et solitude «  collective » dans l’œuvre de Joël Egloff"

Liza Steiner, Université Marc Bloch : "Pierre Guyotat ou l’engrenage prostitutionnel de la langue"

Marinella Termite, Université de Bari (Italie) : « Lieux en peine. De Céline Curiol à Charly Delwart »

Gaspard Turin, Université de Lausanne : « Hyperboles familiales : Hypermodernité et solitude chez Marie Ndiaye, Régis Jauffret, Eric Reinhardt »

Bruno Viard, Université de Provence, "Pour une approche psycholo- sociologique de l'individualisme Tocqueville / René Girard / Paul Diel"

Philippe  Willocq, I.S.E.L.L. Sainte-Croix (Liège) : « Mort et hypermodernité. Pour une lecture critique de l’hypermodernité dans Tom est mort (2006), de Marie Darrieussecq, à l’ombre des Temps hypermodernes de Gilles Lipovetsky et de Sébastien Charles »

Sabine van Wesemael, Université d’Amsterdam : « Florian Zeller: “Que devient la blancheur quand la neige a fondu?"»

Pierre Yana, Université de Lille I : « La glace sans tain. Sur l'oeuvre d'Alain Fleischer Sur l'oeuvre d'Alain Fleischer »